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La marche dans le Morbihan du 4 au 9 novembre

À Guidel, il nous avait promis sa visite en Morbihan pour le 7/8 novembre. Il arriva lundi 4, aux portes d’HERBIGNAC, escorté de Ludwig, militant de Saint Nazaire et de Paul-Antoine, stagiaire de Sciences-Po, dévoué factotum du «député qui marche».

Jacques Isnard, fut le premier relayeur Modem de la longue chaîne des accompagnateurs qui escorteront «l’infatigable» durant son périple en terre de Morbihan. D’Herbignac à Muzillac ils tracent la route, encouragés par les habitants des villages traversés. « Mon Dieu, que la Bretagne est belle, comment peut-on s’imaginer, en voyant un vol d’hirondelles, que l’automne vient d’arriver »…

Laissons à Jacques le soin de relater cette première journée : « Jean refait surface vers 14h00, après une remise en condition indispensable à son étape du jour. attaque donc le rituel du kiwi et du café dans la salle de bar de l’hôtel, où s’active Marie, la patronne. Vous avez bien dit Marie ? Hors de question donc de partir sans écouter ce qu’elle a à dire et lui dédicacer la déclaration qu’il fit devant ses collègues et le gouvernement, le 09 avril 2013, D’abord, c’est lui qui parle : comme le Petit Prince avec le renard, il faut bien mettre en confiance. Et puis soudainement, au détour d’une phrase, il pose une question, comme ça, d’un seul coup d’un seul, et la magie opère : maintenant, il écoute ; il est là pour ça ! Et puis, c’est parti. Jean ne perd pas son temps : doté de son téléphone mains libres, il fait son travail de député. Il dicte des courriers, écoute ses messages, répond longuement, appelle, bref, il s’active. Doublement d’ailleurs, car, mine de rien, les kilomètres passent. Pour la topographie, il fait confiance à ses accompagnateurs. Nous sommes deux, Ludwig, militant de Saint Nazaire et moi. À l’occasion d’une halte à la pharmacie de Férel, Jean nous confie ses problèmes de santé après sa célèbre grève de la faim. Nous réalisons alors qu’il a réellement risqué sa vie, au point d’en conserver des séquelles : tout cela est surréaliste dans le monde d’aujourd’hui, hors du commun. Dans le bourg, Jean a son premier contact de la journée. La tactique du matin est à nouveau mise en œuvre, et encore une fois, le mal être s’exprime. Il parle, il écoute, on note».

Jacques s’éclipse vers 19 heures 30 et une nouvelle équipe de militants prend le relais : Elle «récupère» le marcheur à La Trinité Surzur, seul titubant de fatigue dans la nuit noire et humide vers 22 heures 30 pour faire un «pique-nique breton» dans la chambre d’hôtel qu’il partagera avec Paul-Antoine, budget serré oblige. Encore et encore il nous questionne sur nos parcours, nos «ressentis», nos craintes et nos espoirs. On le sent «hanté» par le devenir de cette République à laquelle il se sent redevable et qu’il voit sombrer chaque jour davantage… On se quitte, déjà ! il est 1 h du matin.

pique nique dans la chambre d'hôtel
pique nique dans la chambre d'hôtel

pique nique dans la chambre d'hôtel

La marche dans le Morbihan du 4 au 9 novembre
La marche dans le Morbihan du 4 au 9 novembre

Le lendemain il reprend le chemin La Trinité-Surzur-Vannes, accompagné par Jean-Yves, Président du Modem 56 et de Jacques pour son second parcours avec le marcheur, sous le soleil, enfin !… Jacques, dès 15 heures, reprend la route et la plume pour commenter le second parcours : «Jean m’explique en marchant qu’il ne veut pas tricher d’un kilomètre, d’abord, par souci de rigueur, certainement plus vis-à-vis de lui-même que vis-à-vis des autres ; mais aussi par souci de crédibilité. Que pèseraient son écoute et sa parole s’il y avait mise en scène ? Comme la veille également, il sera reconnu sur le trajet, recevra des signes de sympathie des automobilistes, ce qui laisse à penser que, malgré le silence médiatique dont il fait l’objet, son initiative et son périple sont quand même connus de certains. Il faut dire que son allure ne passe pas inaperçue : sa haute taille, sa gabardine noire lui battant les mollets, son écharpe rouge et son béret basque couronnant le tout lui donnent une silhouette inoubliable ! Et que dire lorsqu’il parle ! Son élocution posée, sa voix grave et chantante du sud-ouest assènent ses convictions tout en berçant son interlocuteur. Trois personnes l’aborderont avant Vannes : avec elles, Jean opère avec la même gentillesse, la même écoute, la même conviction. de quoi parlent-ils ? De ce que tout le monde veut savoir : pourquoi marche-t-il ainsi, avec tant de détermination ? Réponse : «On croit que les non violents sont des dégonflés qui ne combattent pas. Moi je me considère comme un combattant de l’extrême mais un combattant qui ne répand pas de sang.»

Au fur et à mesure du chemin qui le conduit à Vannes, une dizaine de militants viennent grossir le duo : parmi eux Georges , Ghislaine et Christian, (hier au pique-nique), Josette et une amie, militantes venues en renfort de Saint-Nazaire.

La troupe est attendue pour une réunion citoyenne place de la Libération à Vannes. Élus (Maire de Vannes, Président d’Agglo, Président de l’UDI), de militants Modem, de responsables associatifs Vannetais, et aussi de simples citoyens attendent sagement . «L’arrivée à Vannes s’effectue à la nuit tombée, (juste à temps pour prendre une douche, de récupérer un peu avant la réunion publique, qu’il tiendra avec brio)». Mais devoirs de presse oblige, il faudra encore laisser le temps de deux interviews rondement menée par Ouest-France ( http://www.ouest-france.fr/tour-de-france-de-jean-lassalle-deuxieme-etape-morbihannaise-du-depute-1692990) et le Télégramme (ICI) pour entrer dans le vif des débats, à 19h 45 dépassés…

À la lumière des événements bretons qui défraient la chronique les questions des uns et des autres pointent lesdysfonctionnements et les incohérences de nos institutions, sans agressivité mais sans tabou : Les députés travaillent-ils vraiment ? Quelle est la responsabilité de la presse dans le matraquage du «sensationnel», au détriment du fond, les institutions européennes défaillantes sont pointées du doigt autant que la difficulté d’exister pour les PME et les TPE dans ces temps de toute puissance de la technocratie… La précarité des travailleurs indépendants est autant dénoncée que le chômage de longue durée et la démotivation liée à l’inaction (quand un enfant n’a vu ni son père, ni son grand père partir travailler chaque matin, comment peut-il trouver le ressort suffisant à chercher du travail pour lui-même?)… questions de fond, questions d’humanité, questions qui entrent en résonance avec tout ce que Jean a entendu au long de ces presque 5.000 kms parcourus sur les chemins de France.

… Jusqu’à 21 heures 45 … «on ne peut pas se quitter comme ça ! » On partagera donc un repas pour continuer à échanger sur tout ce qui rassemble les concitoyens du marcheur. Bien entendu : qui dit «souper avec Jean», dit «chansons» : les Bretons vont entonner « ils ont des chapeaux ronds » et le Béarnais leur répondra par un de ces chants qui l’ont rendu célèbre dans l’hémicycle-et-au-delà ! On se quittera vers 1 heure du matin en se promettant de se revoir… bientôt !

Jean envoie un message à Paris pour se dire solidaire du pacte qui vient d’être signé entre le Modem et l’UDI. Il réaffirmera à cette occasion toute la détermination qu’il a perçu lors de ses nombreux contacts avec les militants du MoDem : (EXTRAIT) «Je tiens cependant à vous dire que le périple que je poursuis aurait été impossible à accomplir sans la formidable énergie de nos militants et de nos élus locaux. Leurs yeux brillent toujours de la conviction qu’il est encore temps d’agir pour notre pays».

Jean-Yves, Georges et Alain vont repartir accompagner Jean dès 15 heures ce mercredi 6 pour l’étape Vannes-Belz, via Ploeren, Le Kenyah, Plougoumelen et Auray où Jean laissera un mot d’amitié en mairie pour le maire absent de sa ville qui a plusieurs fois dans la journée envoyé des signes d’encouragement et de soutien au marcheur de la République.

En chemin, sous le vent, la pluie, et le soleil il aura croisé le chemin d’habitants qui rempliront les Cahiers de l’Espoir : Ainsi cet homme en voiture, nuit tombée qui fait deux fois le tour d’un rond-point pour s’arrêter à la hauteur des marcheurs et demander à Jean de le prendre en photo, aussitôt envoyée à sa sœur, Morbihannaise exilée qui lui a dit «tu as bien de la chance qu’ »il » s’arrête chez nous ! Envoie-moi sa photo !!!»

La course s’arrêtera sous la pluie vers 21 heures 45 à hauteur de Belz après plus de trente kilomètres parcourus. Mille et un coups de fils plus tard… (car Jean est aussi bon «téléphoniste» qu’il est bon marcheur…), non sans avoir été félicité par Monsieur et Madame BRAUT, jeunes et sympathiques boulangers de Auray qui guettaient le marcheur et lui font part de leur admiration dans des termes qui émeuvent le député.

Après un repos mérité la marche reprend ce jeudi 7 novembre à 14 heures 30 où elle s’était arrêtée à hauteur deBelz. Via Pont-Lorois – Plouhinec – Riantec – Locmiquélic – elle arrivera à Lorient après avoir emprunté le « navette portuaire» sous un déluge de pluie et de vent, histoire de baptiser le montagnard aux embruns du large.

LORIENT est là : une seconde réunion citoyenne du périple Morbihannais attend les marcheurs, un café et ça repart !… Une assemblée attentive et curieuse, déterminée aussi dans le diagnostic qu’elle fait de la situation de notre pays. Plus qu’à Vannes, l’activisme des bonnets rouges pose question. Jean, tel un sage antique laisse la salle s’approprier le débat, créant ainsi un véritable dialogue républicain dont il est le catalyseur. Ensuite, il intervient et en fait ressortir tous les éléments de convergence autour du pacte républicain. Comme à Vannes, aucun sujet n’est éludé et la soirée se termine, par un repas chaleureux où notre marcheur, le moins fatigué des convives, reste à l’écoute de chacune et de chacun.

«Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte un jour», une dernière photo, on s’embrasse, en promettant de se revoir bientôt. Jean et le fidèle Paul-Antoine sont repartis vendredi 9 novembre vers les terres de nos amis Finistériens où les attendent Erwan et Alain, Corinne, Patrick et Isabelle : rendez-vous sur le site du Modem 29 (ICI) pour la suite du périple du «député qui marche»…

Ce n’est qu’au au-revoir Jean ! Bonne route et MERCI POUR LE VENT D’HUMANITÉ et D’INTÉGRITÉ QUE TU INSUFFLES À LA POLITIQUE FRANÇAISE, POLITIQUE -AU SENS «ATHÉNIEN» DU TERME-, COMME TU TE PLAIS À LE DIRE !

Un grand merci au MoDem 56 pour ce compte rendu détaillé du passage de Jean dans le Morbihan

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