Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Samedi 30 Novembre

9h : Jean prend le petit déjeuner au restaurant le Drakkar, avec une partie de l’équipe municipale et Monsieur le Maire de Deauville Philippe Augier. Deux journalistes de Ouest France et du Pays d’Auge nous couvrent.

Jean se repose dans l’heure de midi.

Etape : Deauville – Trouville-sur-Mer – Honfleur

Nous partons de Deauville et nous entrons rapidement à Trouville.

Devant un magasin de vêtements, Jean-Paul et Christian nous abordent. Ils attendent leur femme, qui sont dans le magasin. Jean leur demande comment ils voient tous deux l’avenir : « Très pessimiste, de toute façon devant un avenir très incertain. Nous, nous sommes des retraités cadre, nous ne sommes pas à plaindre. Mais l’un des plus gros problème en France, c’est qu’il n’y a pas de libre entreprise. Surtout actuellement, l’Etat a trop la main partout et légifère sur tout et n’importe quoi. » Jean leur explique sa démarche, puis les salue.

Nous croisons quelques centaines de mètres plus loin Claudine et Jacqueline : « C’est inquiétant ! Qu’est ce qu’on va laisser à nos jeunes ? Ce qu’on va laisser c’est de la misère ! Regardez les routiers et l’agriculture ! On prend des routiers étrangers qu’on paye beaucoup moins cher et nous, ici, le chômage monte et on licencie. Nos commerçants également souffrent. "

Jean explique rapidement sa démarche, signe sa déclaration. Jacqueline s’écrie : « Mais je veux la mienne, je ne veux pas de photocopie ! » Elle rigole. Nous les saluons.

Michel le croise, s’arrête, puis lui dit : « Monsieur Lassalle, c’est vous ? Je suis content de vous rencontrer. » Jean lui demande ce qu’il fait : « J’ai une entreprise qui travaille sur le marché de l’énergie, surtout sur l’internationale. Je peux vous dire, je ne suis pas pessimiste, surtout quand je vois au niveau que le domaine de l’énergie se redresse en ce moment. Et quand l’énergie marche, c’est l’économie qui va repartir. Je suis modestement optimiste. Mais vous, Monsieur Lassalle, cous êtes l’un des seuls hommes politique que j’admire. » Nous le saluons et reprenons notre déambulation sur les quais de Trouville-sur-Mer.

Nous nous réfugions dans le bar Le Central de Trouville-sur-Mer. Nous croisons par hasard Philippe Ménard, venu en week end sur Caen, et l’un de ces amis. Le patron du bar, Hervé Van Colen, également maire de Tourgeville, nous rejoignent pour prendre un café et discuter.

Hervé Van Colen« On marche sur la tête parce qu’on est gouverné par les énarques. S’il vous plait dégueulez sur l’ENA, vous aurez de l’audience. Moi je ne viens de rien. Mes parents tenaient un restaurant routier. J’ai fait l’achat du Central après 5 saisons comme serveur parce que les propriétaires m’ont fait confiance. Et encore, j’avais emprunté à 17% à l’époque, les gens l’ont oublié. Je vous dit, monsieur le député, l’échelle sociale n’existe plus maintenant. Mes frères et sœurs sont avocats ou en pharmacie. Nous avons tous réussi. Mais nos enfants. Deux travaillent avec moi, cela devrait me faire plaisir, mais je me demande si je ne leur fais pas un cadeau empoisonné ! »

Jean confirme le fait qu’il a déjà entendu cette remarque à de nombreuses reprises.

Hervé Van Colen : « Je suis désabusé, dégoutté de la classe politique. Je suis maire pourtant, élu depuis 18 ans à la tête de Tourgeville. J’ai plus envie de participer à la mascarade, alors que je suis même vice-président de l’intercommunalité. Je ne pense pas y retourner. »

Philippe Ménard : « Je suis de votre avis. Je viens d’officialiser le fait que je ne me représentais pas à l’intercommunalité. Nous sommes trop loin des citoyens à l’intercommunalité. »

Hervé Van Colen décrit le problème des politiques successives qui selon lui asphyxient les commerces : « mais qui a mis ces politiques en place ? Les énarques ! Et ce grand corps de fonctionnaire mis en place par De Gaulle a pris le pouvoir ! »

Jean : « Oui mais les politiques ont également démissionné. Et la nature n’aimant pas le vide… »

Jean remercie l’assistance, et en sortant du bar, croise 4 personnes avec qui il continue de discuter longuement.

Nous prenons ensuite de petites rues pour rejoindre la D 513 en direction d’Honfleur, que nous atteignons vers 20h30, sans avoir été arrêté.