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Citoyens, devenez des acteurs de premier rang !

Chers amis,

La Marche que j’ai entreprise depuis près de six mois semble de prime abord n'être qu'un vecteur d’écoute et de retranscription des peurs, des doutes et des aspirations des Français. Elle va pourtant bien au-delà, et porte en elle un message que chacun doit entendre : chaque citoyen peut prendre son destin en main et devenir un acteur de premier rang de la politique menée. C’est ce que j’essaye de transmettre à tous ceux qui viennent à ma rencontre. L’élan politique de la nation doit venir d’en bas, du local, de la réalité du terrain. Il doit venir de chacun d’entre vous. C’est dans l’engagement de tous les jours, politique ou non, que vous devez, tous, vous approprier la défense du bien commun qui ne doit pas être monopolisée par une élite.

La notion de bien commun n'a jamais été universalisée, elle offre pourtant un spectre d'action large et facilitateur suffisamment éprouvé, pour qu'elle puisse éclairer la construction de notre futur. Pour faire simple, je dirais que le bien commun est un bien qui appartient à tous, et qui n'appartient à personne. Nous en sommes, si nous le voulons, les dépositaires, au même titre que tous ceux qui lui portent de l'intérêt. Mais nul ne peut se targuer d'en avoir l'exclusivité, et à plus forte raison la propriété. Pas plus que le monopole de son expression. Le bien commun se conjugue lui aussi fort bien à une autre notion très ancienne, que notre pays et l'Europe naissante ont largement contribué à remettre au goût du jour, c'est malheureusement plus vrai au niveau de sa théorisation que de sa mise en pratique. Je veux parler du principe de subsidiarité.
Ce dernier délègue à celui qui est le plus proche, le plus conscient, le plus engagé par une réalité, de s'en occuper au nom de tous. Chacun d'entre nous, chaque communauté ou organisation, accomplit tout ce qui est à sa mesure, avant de faire appel à un échelon plus large, qui dispose de moyens plus importants, et ainsi de suite, jusqu'au sommet des Etats.
L'objectif consiste à ne pas entreprendre à un niveau plus élevé et éloigné des réalités ce qui peut l'être avec plus d'efficacité à une échelle locale, l'acteur local agit et l'acteur dont les prérogatives sont plus larges, le soutient.

La gestion en bien commun n'a pas de caractère vertical de haut en bas. Au contraire, il a une dimension ascendante à caractère ouvert. Il agrège différents niveaux de compétences, qui donnent plus de force au mouvement d'ensemble, ce dernier devient alors plus participatif, actif, dynamique et partagé.

Je partage l'esprit de recherche de ceux qui évoquent une démarche de conscientisation, et de responsabilisation des individus et des peuples. Cet état d'esprit change radicalement la donne. L'homme concerné ne subit plus. Il agit. Il engage son honneur en engageant sa personne. Rendu beau et noble par son attitude, il ne suscite ni méfiance, ni peur. Il n'éveille pas la nécessité d'encadrer à tout prix son action, dans un sentiment d'autoprotection. Il suscite au contraire adhésion et confiance. Il génère l'envie de le voir marcher, de le suivre ou de l'accompagner, et lorsqu'il est fatigué, de lui ouvrir la route dans la longue marche.

Chers amis, je ne vous le propose pas, je vous le demande : saisissez-vous du bien commun de la Nation. Ne subissez plus, agissez !

certains passages de cet article sont tirés de mon livre, Le retour du citoyen.

Tag(s) : #Réflexions