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Retrouvez le témoignage de Charles qui a accompagné Jean Lassalle pendant plusieurs jours.

Lundi 05 Août

Marche jusqu’à Cluny sous la pluie accompagné de sophiane, cardiologue qui dira à Jean Lassalle qu’il est « une bête de sport ».

22 H 30 : Arrivée à Cluny la nuit au restaurant « le loup garou » : diner avec un couple d’éleveurs, thibault, marion, zaza, jean-christophe, sophiane, jacques (président de la fédération de saône-et-loire)

Mardi 6 Août

Sortie de Cluny. On rencontre Martine, 50 Ans, enseignante en Histoire Géo et petite fille d’un député de la troisième République : « on bazarde l’Education Nationale. L’enseignement actuel ne prépare plus les gens à être des citoyens mais plutôt des moutons. Les nouveaux programmes d’Histoire Géo sont une catastrophe : on travaille sur du vide. Il faut tirer la sonnette d’alarme. Il faut un retour des valeurs de la République »

19 H 50 : interview donnée à Europe 1 : discussion avec Laurent Weill et Stéphane Rozès. On demande à Jean Lassalle si les français parlent des vacances de François Hollande, il répond : « Personne ne me parle de ses vacances. Les citoyens que je rencontre me parle assez peu de Hollande d’ailleurs. Ils désignent les politiques par le pronom « ils » : il y a un rejet de la classe politique en général, les citoyens nous détestent. »

20 H 25 : rencontre d’un cycliste, Julien, garde forestier dans l’Ain et né à Saint Palet : « j’ai aimé votre combat pour l’usine de Toyal. On ne se retrouve pas dans nos élus ».

20 H 45 : au bord de la route, une voiture s’arrête. Il en sort un couple de retraités. Chantal et Pierre admirent Jean parce qu’il est un député à l’écoute « c’est un espoir ». Il sont trois enfants et ne voient pas l’avenir de façon brillante : « tout part en déliquescence. Il y a une aggravation des inégalités.

De plus, il est difficile de retrouver du boulot après 50 ans. » Concernant l’Europe : « je croyais en une Europe sans un tel endettement. Je me demande si on va arriver à quelque chose. On ne voit pas de « pilote ». On n’est déconcerté par tout ça. Il y a eu trop de divergences lors de la construction européenne. »

21 H : il se met à pleuvoir. Accompagné de Marion et Charles, nous arrivons tard dans la nuit à Berzé-la-ville, lieu de notre auberge située en haut d’une colline. Pendant le diner, les hôtes, deux jolies jeunes femmes viennent nous dirent bonjour et prendre une photo avec nous.

Mercredi 7 Août 2013

11 H : rencontre avec le maire de Berzé-la-ville

15 H : départ de Berzé-la-ville en compagnie de Marion et d’un journaliste du journal de Saône et Loire (JSL)

20 H : arrivée dans les temps à Mâcon pour la réunion publique au café Voltaire quai Lamartine. 35 Personnes nous attendent. La réunion dure 3 heures. Ensuite, on prend un repas fromage –charcuterie en compagnie de militants de Saône-et-Loire et de l’Ain.

Jeudi 8 Août 2013

11 H : rencontre du sénateur-maire de Mâcon, M. Jean-Patrick Courtois à l’Hôtel de Bourgogne.

15 H : départ de l’Hôtel pour quelques photos devant la statue Lamartine puis traversée de la Saône pour se retrouver dans l’Ain en compagnie de Marion, Audrey, sa mère et une amie.

18 H 30 : rencontre de cyclistes puis d’un couple.

20 H : arrêt dans un café pour boire un picon : rencontre avec Francis « le belge » et Globule, le patron du bistrot.

23 H 30 : arrivée à « l’auberge des dix crus » à saint -en-Beaujolais (Rhone)

Vendredi 9 Août 2013

16 H 30 : Sous un beau soleil, accompagné de Audrey et Charles, un tracteur s’arrête à la sortie du village de saint -en-beaujolais (Rhône). C’est M. le maire. Il dit : « On va recréer des baronnies avec les intercommunalités. On n’aura plus rien à gérer si ce n’est le cimetière. Le maire est un élu de proximité de terrain. Avec les intercommunalités, ce service de proximité est en train de disparaître »

17 H : on arrive sur une grosse départemental qui va nous amener jusqu’à Villefranche.

17 H 30 : on croise un franco-portugais arrivé en France à 14 ans en 1975. Il nous explique son histoire. « comme j’arrivais pas à suivre les cours de 3ème, je suis parti en lycée professionnel à 16 ans. Après avoir travaillé jusqu’à 39 ans pour l’entreprise Camus, j’ai pris des cours du soir pour obtenir un BEP pour « s’intégrer ». Ensuite j’ai été pris à la DDE. » Il rajoute : « les gens doivent s’intégrer et pas simplement demander de l’argent. Certains sont au chômage parce qu’ils le veulent bien. Le vivre ensemble est difficile. Je ne suis pas négatif car les jeunes qui sont raisonnables ont du boulot sauf les « glandouilleurs » » . Concernant les entreprises : « les entreprises sont trop concentrés dans les grandes villes et les gens sont obligés de faire de longues distances pour aller travailler ».

18 H 30 : Au bord de la départementale, une voiture s’arrête. Un agent du service informatique de la région Rhône Alpes vient à notre rencontre. Il nous parle de « Charlie » (Charles Millon). Il enchaîne sur le problème d’immigration en France. Sur l’Europe « où on en est ? ». Sur la dette « je ne sais pas comment on va s’en sortir ?».

19 H : A un rond point, un motard se place devant nous. Il enlève ses gants, son casque et sa cagoule. On lui demande ce qu’il pense de la situation de la France. « A court terme, je pense que ça va mal. Je suis inquiet. Pourtant notre pays à plein de ressources ». Il nous avouera par la suite voter Bayrou car il aime le consensus. On est rejoint par une dame de 45 Ans. Déçue par Hollande pour qui elle a voté, elle déclare « les élus ne pensent qu’à eux ».

19 H 45 : Pour marcher, on est rejoint par Laurent Mallet (Ingénieur habitant dans l’Ain).

20 H 30 : au détour d’une pause, Jean Lassalle nous interprète deux chansons d’amour.

22 H : arrivée à Villefranche-sur-Saone.

Samedi 10 Août 2013

14 H 30 : départ de Villefranche-sur-Saône

15 H 30 : Jean Lassalle est rejoint par Jean-Christophe Loric, Laurent Mallet et Charles pour la marche du jour : longue étape de 25 Km.

18 H 10 : rencontre avec un retraité qui fait un reportage pour TLM (Télévision Lyon Métropôle). Tout de suite après, un homme vient parler à Jean Lassalle : « Je suis inquiet du comportement des jeunes. Certains n’ont pas le goût du travail bien fait et ne respectent pas les horaires. Cela fait du mal à nos industries. »

21 H : Au loin, on voit un clocher. Jean Lassalle a envie d’un picon. On traverse un champ puis un grillage pour arriver au village rapidement. On trouve un bar où, à l’extérieur, sont assis une bande d’amis. Ils nous interpellent : « Monsieur le député, les choses ne vont plus bien. Il y a trop d’assistanat. Les charges sont trop élevées. A cause de ça, on ne peux plus embaucher. » Il rajoute : « Certains jeunes arabes ne pensent qu’à voler. Ils devraient rentrer chez eux. Par contre, j’en connais d’autres qui travaillent et qui payent des impôts. » « les politiques passent leur temps à dormir, mais vous (Jean Lassalle) êtes debout et c’est bien. »

23 H 45 : Arrivée à Collonges en Mont d’Or. Diner en terrasse avec une excellente salade de Harengs et du bon vin.

Dimanche 11 Août 2013

Départ de Collonges

17 H 30 : entrée dans le restaurant de Paul Bocuse (87 ans), accueilli par Luc, maître d’Hôtel, il nous offre un verre d’eau et nous dit : « le pays s’abime »

18 H 35 : on rencontre un couple, dominique et nathalie, créateurs d’entreprise, parents de deux enfants (maxime et mathilde). Ils m’annoncent qu’ils ne s’intéressent pas beaucoup à la politique et qu’ils ne se seraient pas arrêtés si cela avait été un autre politique. Dominique dit : «la France a besoin de gens comme vous (Jean Lassalle) ; je suis interpellé par votre démarche et je ne sais pas comment cela va se traduire. Je n’attends que la révolution » il ajoute : « une révolution peut elle avoir lieu sans dégâts » Jean Lassalle répond : « c’est pour ça que l’on fait la marche ». Dominique reprend la parole en disant que cette marche pourrait entraîner d’autres personnes à faire une marche. Nathalie reprend : « les partis politiques ont du travail à faire. Je n’ai plus d’espoir pourtant il faut le retrouver.

19 H 15 : passage devant la maison de Jean Moulin où il fut arrêté le 21 Juin 1943.

20 H : Arrivée à Lyon au restaurant « le Pailleron » dans le quartier de la croix-rousse (bonne nourriture mais service très long) : repas partagé avec François-Xavier Penicaud, Anthony Jouvenel et maxime.

23 H 30 : départ du restaurant pour rejoindre sur 2 Km le logement de Cyril qui héberge tout le monde

Entre Cluny et Lyon
Entre Cluny et Lyon
Entre Cluny et Lyon