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Départ de Dijon à 14h00 en direction de Nuits Saint Georges, en traversant la ville, première halte et moment de recueillement à la mémoire des victimes du nazisme.

Nous reprenons le chemin en direction de Nuits Saint Georges en empruntant la route des grands crus.

Jean Lassalle rencontre Dominique et un ami, sa femme Josiane nous rejoint:

Avenir ? Josiane : « Je le sens très mal. On en a ras-le-bol des politiques d’austérité. On est plutôt de gauche mais la vraie, avec une vraie solidarité ! »

Dominique : « Ici on est dans un fief socialiste ». Avenir ? « Dans l’homme il y a le pire et le meilleur. On parle toujours du pire ! »

Réforme des retraites ? Dominique : « Il faut que ça se fasse et on n’est pas contre participer »

Jeunesse ? Josiane et Dominique évoquent leurs deux enfants professeurs, l’un de français, l’autre d’histoire-géographie.

Vie dans le quartier : « C’est relativement calme » puis ils évoquent le quartier de Chenôve, des grands ensembles, qui « étaient avant un vrai ghetto » et qui s’en sort mieux aujourd’hui « grâce aux politiques urbaines »

Josiane et Dominique saluent Jean Lassalle puis nous reprenons le chemin, rue de Chenôve, un orage éclate il pleut des cordes juste au moment où deux journalistes de France 3 viennent tourner un reportage …

Témoignage de Véronique, actuellement au chômage

Avenir ? Véronique est inquiète, notamment par « la perte de l’industrie. Ils ferment petit à petit les sites. On n’est pas très fort là-dessus. Moi j’aimerais beaucoup faire marcher les entreprises locales ». Elle en vient à son ancienne activité professionnelle, dans les laboratoires Fournier qui ont connu un plan social. Véronique est « en cours de reclassement à Pôle emploi », ayant repris une formation pour élargir son champ de compétences.

Avis sur la politique, les hommes politiques ? « Honnêtement je ne leur fait pas confiance. Je ne me plairais pas dans le milieu de la politique. J’aime bien les choses carrées, scientifiques, ce n’est pas mon milieu … »

Europe ? « Je suis très partagée. Beaucoup d’espoir au début puis après … »

Comment pourrait-on sortir de ce moment difficile ? Véronique soupire, réfléchit et en vient « aux risques de dérapages, aux problèmes de cette crise ». Elle souligne l’ « absence d’une peuple » et regrette « une consultation binaire » sans développer davantage.

Démarche : Véronique aborde subitement à la Marche de Jean Lassalle, en précisant « je suis agréablement surprise par cette démarche. Il faut trouver les moyens, les petits déclics. Ca nous offre un moyen de nous exprimer ». « Un des gros problèmes c’est l’individualisme »

Jeunesse : Véronique évoque son fils de 28 ans, « expatrié », qui travaille en Suisse puis ajoute « On me propose, tous les jours, du travail en Suisse, en Belgique, en Allemagne, mais pas en France ! ». Puis elle revient à l’importance de l’engagement citoyen « les gens peuvent apporter des petites solutions »

Véronique interrogée par le journaliste de France 3 : « Je pense qu’on a tous des choses à dire ! On a envie que les choses avancent et dans le bon sens donc il fait partie de ces personnes un peu originales qui nous ouvriront une petite porte pourquoi pas ! »

Véronique salue Jean Lassalle puis s’engage à remplir un Cahier de l’espoir.

Jean Lassalle reprend le chemin en direction de Nuits Saint Georges, à Marsannay-la-Côte, il rencontre des vignerons qui vont lui faire découvrir leur domaine viticole.

Il se rend à leur domaine viticole à pieds, quant à nous, Jean et son fils nous conduisent avec leurs véhicules.

Témoignage de Jean, vigneron à la retraite, dans sa voiture :

Jean produit différents vins de Bourgogne : le Marsannay, le Fussin, le Gevray, la Côté de Nuit. « Le vin de Bourgogne se vend plutôt bien. Pour nous la Bourgogne est une région petite pas comme le Bordeaulais donc on a une protection à condition de faire de la qualité ». Mais il ajoute « C’est de plus en plus dure avec les charges salariales et les 35 h nous coûtent énormément ! Je reproche à Sarkozy et Chirac de ne pas avoir aboli les 35 h ! ».

« Les petits vignerons ont disparu et ça partout ! Avant on avait 2,5 ha aujourd’hui 18 ! Il y a eu des regroupement ». « Les coopératives se sont arrêtés en 1987, il n’y en a pas eu beaucoup et je ne les regrette pas ». Il est content que son fils ait repris l’activité mais précise que « c’est son choix » en ajoutant « qu’il avait la volonté qu’il le fasse malgré les horaires »

Propositions : Jean aimerait « qu’il y ait moins de tracasserie administratives, on est écrasé de papiers ! », souhaiterait « moins de charges ». Jean déplore également le manque de sérieux qu’il constate parfois chez les jeunes dans la période des vendanges.

Entre Dijon et Nuits Saint-Georges
Entre Dijon et Nuits Saint-Georges
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