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Le député Lassalle a fait étape à Salon

Article écrit par Olivier Onic pour l'hebdomadaire Le Régional,
reproduit sur le blog de La marche avec son aimable autorisatio
n.

« Demain, mercredi 10 avril, j’entamerai depuis l’Assemblée Nationale une marche à travers routes et chemins de France à la rencontre des citoyens qui le souhaiteraient. [ …] Une terrible crise accable notre pays, suscitant le repli sur soi, et générant une profonde angoisse qui distendent jour après jour nos liens sociaux » Ces quelques phrases sont extraites de la profession de foi, déclarée en séance publique par le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, à la veille de son départ. Il faisait étape mardi soir dernier 17 septembre à Salon, et c’est au point de départ de l’étape, à Cavaillon que nous sommes allés à sa rencontre. C’est dans une des salles de repos que le député béarnais m’accueille, les pieds nus, dans une odeur de Synthol, en train d’être strappés par son attachée parlementaire Isabelle Savariego-Gaultier et sous les yeux du responsable modem pour le Vaucluse, André Seignon, grand ami de Claude Cortesi qui attend dans la soirée Jean Lassalle. D’emblée, on ressent un homme chaleureux et hors du commun, un élu de la République qui n’est vraiment pas comme les autres. « Si vous, les médias, n’êtes pas la, qui sait ce que je fais… qui connaitra la parole de tous ces gens que je rencontre ? » me déclare t il alors qu’il enfile sa chemise bleue et qu’on lui noue sa cravate. Car il tient absolument à cette marque de respect vestimentaire envers les citoyens, « le peuple souverain » comme il dit. En ajoutant que la « France est dans un état de désespérance, que les gens ne se sentent plus citoyens, que les gens ne manifestent même plus, et qu’on dépose son bilan en silence et que l’on en parle plus » Son étape salonaise arrive après 138 jours de marche à travers le pays et les « Cahiers de l’espoir » qu’il propose de faire remplir aux personnes qu’il rencontre sont déjà bien lourds. Claude Cortési me dit « qu’il a eu l’occasion de descendre les sacs où sont les cahiers, ça pèse au moins 80 kilos ! » Cortesi qui ajoute que Salon et sa région ne font pas exception à la règle, que la France souffre, que la valeur « travail » a disparu, et qu’au niveau de la structure dont il s’occupe (La Fraternité salonaise) il voit de plus en plus de gens affluer, gens qu’il ne voyait pas avant comme des cadres en cravate et attaché-case ou de plus en plus de mères seules avec leur enfant. Quand on pose la question au député béarnais, qui tenait réunion publique au Cercle des Arts, sur ce qu’en pensent les politiques, il rappelle qu’il fait lui-même partie du système et qu’il ne s’agit pas de dire « moi je suis bien et les autres sont des imbéciles » mais insiste : « il faut que les citoyens libèrent leur parole, il faut qu’on les écoute. On sent que cela va péter mais qu’il ne faut pas, car il faut penser à nos enfants, ce sont eux qui récolteront cette tempête » Jean Lassalle est ensuite reparti vers Aix en Provence, par la route d’Eguilles, où il a tenu là aussi une réunion publique, et il était à Marseille mardi dernier avant de repartir cette fois en direction de Toulon expliquant que les démocraties marchent très bien quand on est en temps de paix, mais qu’elles ne savent pas se défendre quand il y a péril. A Salon et sur les routes environnantes les gens sont venus à sa rencontre, parfois en colère mais il les laisse parler, de quelque bord qu’ils soient. Et les cahiers se remplissent…

Merci encore à Olivier Onic pour le partage de son article à paraître mercredi 25 septembre dans Le Regional