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Mardi 16 avril, 13kmMardi 16 avril, 13km

Chers amis,

Au terme de ma septième journée de marche, je suis arrivé aujourd'hui à Breteuil (60), où j’ai été accueilli par le maire, Monsieur Jacques Cotel, ainsi que par le conseiller général, Monsieur Jean Cauwel (voir photo ci-jointe). Un peu plus tôt dans la journée, à la sortie d’Ansauvillers, j’ai partagé un moment d’échange poignant avec un homme qui m’a reconnu et vivement interpellé. Je vous retranscris tel quel, l’échange que nous avons eu :

« Monsieur le Député, vous avez réglé tous les problèmes de votre circonscription pour nous faire le privilège de venir essayer de régler les nôtres ?

- Non, justement. C’est parceque je n’ai rien réglé chez moi et que je n’y arrive plus que je suis parti essayer de prendre contact avec les citoyens, à travers les routes et chemins de France.

- Ouais… On est quand même dans un pays merveilleux où, grâce à mes impôts, on permet à des hommes comme vous, des Députés, de se taper une belle balade à pied pendant que moi je travaille !

- Bon, je comprends ce que vous me dites, ça fait partie du débat que j’ai voulu engager mais dites-moi, comment vous voyez l’avenir ?

- L’avenir ? Ca va péter ! Et je souhaite que ça pète le plus tôt possible. Et j’espère que ça va faire mal, qu’on foute tout par terre !

- Ecoute, je pense qu’on est en danger et moi, je ne souhaite pas que ça pète. Si ça pète, ce sont nos enfants qui vont en souffrir et tu sais, nous, Français, on est capable de se faire très mal, alors qu’on est dans un très beau pays !

- Ah oui, ça c’est vrai !

- On a tout ce qu’il nous faut, la Nature nous a gâté, on a des possibilités exceptionnelles, des ressources humaines incroyables mais aujourd’hui, malheureusement, tout ça s’est grippé, comme le moteur d’une belle voiture. Et faut qu’on le dégrippe ensemble. On ne va pas le faire en force, il faut le démonter, revoir la culasse, les pistons, tout revoir en fait. Que chacun soit à sa place et que tout le monde y participe, c’est ça qu’il faut faire.

- Oui enfin, tout ça c’est des discours de bisounours !

- Peut-être mais bon, écoute, c’est aussi une formule.

- Qu’est ce qui te pousse à faire ça ?

- Ma conscience. J’ai bientôt 58 ans, je suis père de 4 enfants, j’ai eu la chance de vivre les seuls 60 ans de paix consécutifs qu’ait connu la France sur son territoire, je n’ai jamais eu à prendre un fusil. Et quand je vois la situation de notre pays, j’ai l’impression d’être un bel égoïste. Quand mes yeux se fermeront, je veux avoir ma conscience tranquille, je ne veux pas avoir profité et ne laisser que le sang et les larmes à mes enfants.

- Ça c’est bien mais qui prouve que ça va donner quelque chose ?

- Rien ! Rien ne le prouve. Mais une chose est certaine, si je ne le fais pas, si d’autres ne le font pas, on est tous les deux d’accord sur ce qui va se produire. Sauf qu’on ne veut pas, ni toi, ni moi, que cela se produise. Ce que je fais c’est un acte, un signe posé par un Député de la République. Si ça parle, d’autres se lèveront aussi, d’autres marcheront et réagiront puis c’est toute l’intelligence de ce pays qui va se réveiller de nouveau. »

" Monsieur le Député, vous avez réglé tous les problèmes de votre circonscription pour nous faire le privilège de venir essayer de régler les nôtres ?

- Non, justement. C’est parce que je n’ai rien réglé chez moi et que je n’y arrive plus que je suis parti essayer de prendre contact avec les citoyens, à travers les routes et chemins de France. "