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Ce mercredi, je suis parti à la rencontre de Monsieur Gérard Renwez, Maire de Mouzon, avec qui j’avais rendez-vous ce matin avant de reprendre la route vers Stenay. Je suis donc entré dans un nouveau département, la Meuse, et dans une nouvelle région, la Lorraine.

En 2007 et 2012, j’avais eu le plaisir de découvrir les ardennais et leur beau pays. C’est indéniable, ils sont en crise de confiance. Mon rôle, notre rôle, est celui de leur donner les moyens de retrouver cette flamme qui leur permet de relever la tête depuis des siècles.

Plus que jamais, j’ai l’assurance que nos campagnes doivent conserver coute que coute nos entreprises pour éviter la désertification et permettre aux habitants d’y développer une activité touristique complémentaire du revenu de l’usine.

Je ne vous mentirai pas. En ce début d’après-midi, mon pas est lourd. Il fait chaud. Le soleil est au beau fixe lorsque j’entre dans le département de la Meuse. Ah qu’il est beau notre pays ! En traversant cette région verdoyante, ses villages de pierres et ses coteaux boisés, je retrouve vite le rythme du berger.

A Moulins-Saint-Hubert et les communes suivantes, les citoyens et les maires m’accueillent avec gentillesse et, je le sens, avec l’inquiétude de voir les exploitations agricoles ne pas trouver de repreneurs faute de viabilité économique et, dans le même temps, l’espoir de voir leur commune cesser de perdre des habitants.

En arrivant mercredi soir à Stenay, j’ai la chance de rencontrer une assemblée nombreuse de citoyens, acteurs de leur territoire. Je rencontre des maires, dont ceux de Stenay et de Bar lès Buzancy, petite commune ardennaise, qui s’émeut de la disparition probable du collège. Je rencontre des médecins et des spécialistes qui s’inquiètent du risque de voir s’étendre des déserts médicaux. Je rencontre des artisans dont cet ébéniste au carnet de commandes rempli qui, ne trouvant pas de successeur, doit mettre la clé sous la porte.

A travers ces trois discussions, je pèse le poids de mon engagement. Tant d’attentes et si peu d’écoute ! Cette marche est utile, elle est obligatoire, elle s’impose. Elle est celle qui doit permettre au peuple français de s’exprimer et de faire remonter à Paris toute la désespérance de ceux qui vivent au quotidien l’étiolement du tissu médical, agricole, public et privé de nos campagnes.

A très bientôt

Jean Lassalle

Mon arrivée dans la Meuse

Mon arrivée dans la Meuse

Mon arrivée dans la Meuse

Mon arrivée dans la Meuse