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Chers amis,

Après plus de deux mois de marche et 1300 kilomètres parcourus, j'ai éprouvé le besoin de venir faire ce week-end à Paris un premier rapport d’étape. Je me devais en effet de rendre compte publiquement des milliers de témoignages recueillis avec un objectif : ne pas les travestir et leur donner l’écho le plus large possible.

Le constat que je dresse est celui d’une France découragée dans laquelle le peuple, très inquiet pour sa jeunesse, a le sentiment d’être le grand absent de ces trente dernières années.

L’une des premières conséquences de cela est que les gens nous détestent, nous les politiques. Ils constatent un important décalage entre nos activités et les préoccupations quotidiennes des Français. Beaucoup me parlent des élections et - lorsqu’ils n’ont pas renoncé à y participer – m’avouent qu’ils souhaitent s’en servir pour laisser exprimer leur détresse.

Les dirigeants nationaux ne sont d’ailleurs pas les seuls mis en cause : beaucoup doutent aujourd’hui de l’Europe, y compris sur des terres qui y croyaient profondément il y a 10 ans de cela.

Mais cette défiance à l’égard des représentants et des élites ne doit pas nous faire oublier qu’elle n’est que le symptôme d’un malaise plus profond, car les crises que nous subissons ont contribué à amoindrir les liens sociaux.

L’ensemble de ces témoignages m’a conforté dans ma volonté de mener à bien mon projet. En effet, si ces contributions peuvent à première vue paraitre pessimistes, je ressens pourtant une profonde volonté de changer les choses pour les améliorer. Les citoyens savent bien que l’on ne peut faire n’importe quoi, mais ils souhaitent simplement être plus associés aux débats d’aujourd’hui. Les français s’intéressent beaucoup à la vie publique, ils ne demandent qu’à y contribuer.

C’est précisément pour porter ces messages que j’ai lancé les « « cahiers de l’Espoir », à propos desquels j’ai souhaité faire à Paris un premier bilan en me mettant à la disposition des citoyens, des médias et des représentant de l’Etat.

J'ai notamment été reçu vendredi après-midi par le Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Claude Bartolone, avec qui je me suis entretenu pendant plus de 40 minutes.

Samedi, j’ai ensuite tenu à l’Assemblée Nationale une réunion publique autour de la marche et des cahiers de l'Espoir. Ce fut un moment de partage exceptionnel, d'échange avec des personnes enthousiastes et convaincues de l'urgente nécessité de ce que nous sommes en train de faire. Nous étions très nombreux et je sais que certaines personnes n'ont pu se joindre à nous. Ce n'est que partie remise, nous aurons beaucoup d'autres occasions.

Nous avons ensuite marché depuis l'Assemblée nationale jusqu'au Champ de Mars, où nous avons tenu un premier pique-nique républicain entourés de nombreux amis et soutiens de la marche.

Ce pique-nique a été à nouveau l'occasion de prendre un temps pour échanger sur la marche, sur la façon dont chacun ressent la situation dans laquelle se trouve notre pays et sur ses idées ou propositions pour nous en sortir.

Au-delà, cette journée a surtout été l'occasion, l'opportunité pour des personnes d'horizons différents, de culture et de sensibilités différentes de se rencontrer, de confronter leurs points de vue et de se rendre compte qu'ils partagent bien plus qu'ils ne l'auraient cru.

Par cet acte, en toute simplicité, nous avons ouvert une brèche dans le mur de solitude qui nous sépare les uns des autres et nous empêche d'avancer ensemble.

A très bientôt,

Jean Lassalle

La réunion publique à l'Assemblée Nationale de samedi
La réunion publique à l'Assemblée Nationale de samedi

La réunion publique à l'Assemblée Nationale de samedi

Marche et pique-nique citoyen à ParisMarche et pique-nique citoyen à ParisMarche et pique-nique citoyen à Paris
Marche et pique-nique citoyen à Paris

Marche et pique-nique citoyen à Paris