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Réunion Citoyenne à Clermont Ferrand

Le soir du 3 septembre a eu lieu une réunion citoyenne dans un bar situé au pied de la belle cathédrale clermontoise. Une vingtaine de personnes sont présentes, dont Michel Fanget, président de la fédération MoDem du Puy-de-Dôme et Michel Sauvade, maire de Marsac-en-Livradois et conseiller national du MoDem. Après avoir expliqué le sens de son action, Jean demande à l’assemblée ce qu’elle ressent à l’idée de la France. Une demi-douzaine de personnes prendront ainsi la parole pour exprimer librement ce qu’elles pensent, en bien comme en mal, de la France.
Les maires de petites communes rurales, bien représentés, ne manquent pas de souligner l’importance de ce référent, l’un des derniers, pour les populations de ces communes, trop souvent délaissées par l’Etat et les services publics. L’un d’entre eux dira même que le maire est devenu le nouveau prêtre, à qui les habitants viennent parler, et qui est là pour les écouter, toujours. Ces maires alertent également Jean sur le risque d’une absorption des petites communes par les intercommunalités.

La question de la valeur du travail est également abordée. L’évolution de la société et de l’économie, vers plus de précarité, vers plus d’aides sociales, vers une trop grande fiscalité pour les entreprises sont mentionnés comme autant d’éléments ruinant le travail, pourtant essentiel à la prospérité d’un peuple et d’un pays. En réaction à l’intervention d’un maire-PDG, Jean évoque la crise de la représentation qui sévit en France, avec une surreprésentation des fonctionnaires et des professions libérales au Parlement, au détriment des ouvriers, des paysans ou des chefs d’entreprise, notamment. David Verneyre, un étudiant de 21 ans, mentionne d’ailleurs la difficulté qu’ont les jeunes à être représentés, loin d’être aidés par les grands partis qui ne leur font pas confiance. Il dit regretter que la jeunesse ne soit représentée à l’Assemblée que par Marion Maréchal-Le Pen.

Jean demande ensuite à son auditoire quelles solutions peuvent être envisagées pour répondre aux problèmes du pays. David, le jeune étudiant, prend une nouvelle fois la parole et explique qu’il est urgent de se débarrasser de la dette publique. Il propose ainsi une exception ponctuelle et unique à l’interdiction d’emprunter auprès des banques centrales, pour que l’Etat puisse contracter un emprunt sur 50 ans d’un montant égal à celui de la dette, afin d’alléger les générations à venir d’une dette qui croit sans cesse, ce « fardeau qui étouffe la France d’aujourd’hui et de demain ». Il aborde aussi la question de la transition énergétique pour que l’indépendance économique de la France soit durablement assurée. Une femme enchaine et précise que la jeunesse sera la pierre angulaire du développement futur de la France. Il faut selon elle une jeunesse qui prenne son destin en main et affronte l’avenir avec enthousiasme et courage. D’autres intervenants mentionnent l’intérêt qu’il y a à maintenir l’activité entrepreneuriale et agricole, toutes deux soit abandonnées, soit matraquées par les politiques menées. Jean-Luc Blanc appelle à ce qu’on laisse les gens produire de la richesse avec plus de liberté, après qu’André Voldoire a plaidé avec force pour la défense de l’agriculture.

Arrive la conclusion de cette soirée pleine d’échanges sincères et souvent pleins d’émotion. Ce député qui sillonne la France fait état des remarques qui reviennent régulièrement au fil de son périple, et notamment deux sujets, qu’il ne s’attendait pas à voir autant abordés : la dette et l’Europe. Les Français ont peur de cette dette qui gonfle et qui menace le pays d’une austérité contrainte qui les mettrait encore plus en difficulté. Il a aussi perçu le rejet de l’Europe, accompagné d’une certaine incompréhension vis-à-vis d’institutions européennes qui semblent à mille lieux de se préoccuper de la situation des populations. Jean exprime son souhait d’apporter plus de concret à la construction européenne, mais aussi de redonner sa place à l’Etat, qui n’est selon lui plus que « l’ombre de lui-même ». Enfin, Jean Lassalle termine cette intervention en vantant l’intérêt social des territoires, dont le lien avec les Hommes est quelque chose de primordial

Après avoir rappelé l’importance des cahiers de l’espoir, que chacun est invité à rédiger, il invite ceux qui le souhaitent à dîner en sa compagnie, où les échanges ont continué dans un cadre encore plus convivial. Il n’aura pas réveillé les volcans d’Auvergne, mais nul doute qu’il a su, comme partout où il passe, raviver la flamme de l’espoir dans le regard des personnes qui étaient venues à sa rencontre.